La Petite Sirène

Etre différent, être d'ailleurs.
Avoir une autre patrie, une autre culture,
une autre langue, une autre religion.

Et devoir tout quitter, tout abandonner,
par choix ou par obligation, devoir renier
"famille et patrie" par amour.

Comment vivre côte à côte en gardant son identité ?
Comment accepter près de soi une autre culture
que la sienne, une autre religion, et les
reconnaître, ne pas les juger, les rejeter
ou les renier ?

C'est pour toutes ces questions que nous amenons
au théâtre une adaptation de cet étrange
conte d'Andersen
,
parcours initiatique sur la terre des Hommes.

"La Petite Sirène",
c'est deux mondes fondamentalement différents,
mais limitrophes, qui se découvrent à nous.

L'un est terrestre, humain,
aux codes aisément identifiables.
L'autre est aquatique, étrange, déroutant.

L'envie est venue, pour l'adaptation
de ce conte, d'imaginer un langage propre
aux sirènes
, travaillant sur rythme et sonorités,
gardant une structure familière qui le rende
compréhensible.

Dans ce monde aquatique,
les êtres flottent, se meuvent plus lentement,
comme en apesanteur
.
Nous avons choisi des marionnettes de taille
humaine
pour faire vivre les personnages au fond
des eaux.

L'environnement terrestre, dans lequel évolue des
comédiens, est empli de sons divers, de bruits,
de chocs, de cris, de souffles.

Le décor sur trois plans (terre, mer et monde
sous marin) ne s'inscrit pas dans une verticalité
à priori évidente, mais dans une horizontalité
plaçant les deux mondes côte à côte
, l'un cachant
l'autre, et n'en soupçonnant pas l'existance.

Dès lors, l'océan, représenté par une toile peinte,
devient passage vers "l'Autre Monde",
que la Sirène ne cesse de traverser, à la recherche
de son identité.

 
   

Le Royaume-des-Mers
Cape noir en fond de scène,
dans laquelle évoluent
les
marionnettes.
Leur manipulation
s'effectue selon les principes
du Théâtre Noir : couloir de
lumière rasante à l'avant,
marionnettistes vêtus et
cagoulés de noir à l'arrière.

Maquette de la scénographie de la Petite Sirène
L'océan
Tulle peint à l'arrière
de la dune, qui laisse apparaître,
par transparence, le
Royaume-des-Mers, quand
la lumière s'éteint sur le devant
du plateau.
 
Le Royaume-d'en-Haut
Dune de sable dans laquelle sont presque enfouis, en
dimension réduite, un château et un bateau. Ces éléments de
décor émergent, s'éclairent de l'intérieur et se transforment
au fil du spectacle.
 
Mise en scène : Céline Brunelle
Adaptation
Bertrand Foly

Décors, costumes et croquis
Joëlle Loucif

Musique
Enzo Maggi
Composition sonore
Sandrine Vitiello

Conception marionnettes
Claire Vialon

Lumières
Bernard Plançon
Deux associations se réunissent pour créer
Le Passe-Muraille
et
Voici leurs sites
Accueil La Pluie d'Oiseaux


Classement de sites - Inscrivez le vôtre!