Le voyage d'Olivier

Kurdistan d'Irak
2002

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Le voyage
Les rencontres
Des mois qu'on en parlait...
L'arrivée à Téhéran...
Entre la frontière et Sulaimaniya...
Le séjour commence vraiment...
Il fait très chaud à Kezkapan...
Je n'ai pas le temps de souffler...
Patatras !
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Le voyage (2)
L'arrivée à Téhéran, pour la première fois, est déstabilisante. La ville, moderne, vaste, pourrait être dans le sud de "chez nous". Voitures, pollution, immeubles, tout y est. Sauf que... Sauf que les femmes sont toutes, absolument toutes, voilées de la tête aux pieds. Le noir est majoritaire pour les hejabs qui recouvrent les cheveux et parfois le visage. Les hommes sont en chemise, pantalon à pinces, barbus pour la plupart. Mais une barbe bien rasée, courte. L'ami qui m'accueille est kurde, de Sanandaj, la capitale du Kurdistan iranien. Ami de Rizgar, il m'ouvre sa porte comme à un frère. Il m'accompagnera à la gare routière pour m'aider à prendre le bus de nuit pour Kermança, ville kurde située à 80 km de la frontière irakienne, où le passage vers le Kurdistan d'Irak s'organise. De Kermança, je ne verrai rien ce jour là.
Arrivé de nuit, je repars dès le lendemain matin en convoi de voitures jusqu'à la frontière. Je suis avec des "touristes" qui viennent visiter leur famille en Irak. Le contrôle des papiers est long, pesant. Je ne parle pas un mot de perse.Heureusement, mes compagnons de route s'expriment aisément en allemand ou en anglais. L'agent de la police iranienne revient. Vite, tout le monde doit remonter dans les taxis. La colonne s'engage sur des chemins mal goudronnés, longe des casemates. Des canons de mitrailleuses dépassent. À 200 m, l'Irak. Arrêt, dernières palabres avec les soldats en faction, et puis nous redémarrons jusqu'à un terre-plein. Les bagages sont déchargés. Je perds de vue l'homme qui était assis à côté de moi, Bakhtiar, et suis entraîné par deux responsables de l'UPK dans un 4x4 Toyota rouge vif. J'ai à peine le temps d'apercevoir le panneau qui indique, en kurde, que nous sommes désormais au Kurdistan ... d'Irak.
Associations
L'un des buts du voyage au Kurdistan est d'entrer en contact avec des associations locales et de monter avec elles des projets de collaboration. Il n'y a plus sur place d'ONG française. Seule l'association Handicap International Belgique est francophone. Les échanges doivent donc se faire en anglais, avec des organisations kurdes. Le gouvernement local de l'UPK a permis le développement d'une série d'associations culturelles liées au parti, appelées généralement Unions.
Associations

Il y a entre autres l'Union des Peintres du Kurdistan, sur le principe de La Maison des Artistes en France, l'Union des Femmes du Kurdistan, féministe, l'Union des Prisonniers Politiques du Kurdistan, et puis Kurdistan Save The Children, ou Kazewa, l'association de Mme Talabani, à destination de la jeunesse.Les animateurs de ces structures sont tous motivés. Ils voient là l'occasion de donner aux kurdes des outils pour construire durablement leur société civile. Des organisations indépendantes, non liées au parti au pouvoir, commencent à apparaître. Elles sont généralement tout de même dans le giron des partis politiques autorisés (Parti Communiste, Parti Socialiste,...).

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