Poème(s) hasardeux
Placez votre curseur sur le centre de la cible, un "flag" (drapeau) apparaîtra avec quelques mots à l'intérieur.
Ensuite déplacez votre curseur au hasard dans la couleur, d'autres bribes de textes s'afficheront.
Ainsi, chacun, à chacune de ses visites, découvrira un texte différent.

Attention ceci ne fonctionne, hélas, pas avec tous les navigateurs.

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je vois une autre forme une maison d'enfant de la langue bien sûr flambe touche simplement gaie une promesse plus précise comme des girofflées dérangées une matinée d'éclipse qu'est-ce ? en-deça de tes lèvres entrouvertes le lit embaume la bise qui mord je n'e lai pas vue sauter de cheval une voyelle pour mille mots tronçonnés bégaye elle est laide lèvres ! lèvres ! une maison blanche avec des volets verts couvre et recouvre l'envoie au lit c'est la musique qui provoque et baille quand on la touche sous les plis du peignoir pour dire des choses aussi bêtes
une belle bouche se consumme en baissant la tête comme un voile austère elle le fait elle-même une pointe rose refait des papiers pour être écoutée sur le verbe aimer quand s'évapore l'odeur du soir fêté elle se tait - luxe, calme et volupté - une motivation semblable loin des cartes postales dans le tourbillon de la vie pas trop celle à qui tout arrive de son sein frissonnant une tempête dénude les rues où le coeur plein d'espoir je ne suis rien que les hommes sont fous ! l'étrange étrangère entre en l'autre non, je ne me souviens plus ma jeunesse
il n'y a pas de blessé je préfère d'abord pour que ça passe la gosse caresse un chien dégueulasse par ici toute douce sous les pieds bouffie c'est un peu mon histoire étranglée une tente de peaux elle ne veut voir que ce que les autres ne voient pas aux l'enfers de temps en temps autour des taureaux creuse le fond de mon coeur en cercles séparés non, non et non très douce et toute étonnée encore derrière l'épaule il y a le monde dans l'étang du Rat Noir un caresse qui meurt la touffe ébourifée elle ne supporte pas le charbon fait diu ski dans le Jura oui, mais en même temps
la moins grâcieuse indifférente bon, d'accord puisque j'ai compris prend garde ! n'a pas de prise sur le roc elle inspire Doukipudonktan il ne manque que la muscade cette putain de chanson elle a l'air d'être vivante la geule béante après avoir freiné la première parole elle perce le rêve amer une bague à chaque doigt presse-moi en ex voto depuis des années ma belle inconnue tranquille en pleine figure plus pur encore, encore, et ... assez n'oublie pas je cède
sans bijou sans fard grouillement l'étreinte des panthères sur son enfant se découvre à Dunkerque les dunes ne sont plus sans paresse jusqu'à l'aube elle écrase se livre à mes bras beauté berbère brisée et une ronde immobile la riposte songe à la douceur sur chaque jambe qu'est-elle venue faire là ? la souplesse du sable la graine grasse du gros gas qui fume la bière est fraîche boit le boa voilà pourquoi sans se laisser éblouir dans les yeux gris comme le ciel qui met le feu sans qu'elle change énormément
ce genre de joie j'ai soif d'une bouche Barbara se barre la messe noire des détresses charnelles à l'époque de craie et de vieux cuir sur un corps opulent elle vient à jouer ça se peut pas là-dessus une sénégalaise dans un avion vous remercie sans autres abus et encore ! plus forte qu'une éléphante une réserve il y avait une case suspecte lève une blouse bleue d'été avec les doigts mange parce qu'un autre coeur en aura besoin pour changer la péripétie a été si rapide la chaleur d'un soleil nu il lui reste une année
deux dans cette chambre à une trentaine de mètres pas palpable qui a vendu la mèche la couette pleine d'odeurs légères par peur de la lumière adieu une goutte d'eau dans la même ville l'étoile au zénith de la nuit toute fraîche entre le flux et le reflux je me marre sans en avoir l'air toute nue une amusette égarée en chemin j'ai soif qui sait sept heures après une vache n'est pas gaie elle respire retrouve son rêve la carotte (le radis ou le navet) à l'intérieur même de l'avenir
car c'est moins cher ça n'a pas d'importance il faut être bête prête à accueillir aux pieds nus quand elle est gaie une autre buse s'emballe sur son col gaie comme une pension ça l'effraie enlacée c'est l'avenir une plume (ou un crayon) du nom d'une balle perdue la nuit est calme une onde, son d'écho qui ricoche jour et nuit dort et vole elle le nie, bein plus que trois fois elle éteint tout une embarcation venant des îles ne bouge pas la fête est finie pour voir mon amie part tout autour de la terre
journée faste que ce vendredi sans copilote elle papillonne l'illusion de la vie à la fin des fins hurle la pensée fauchée plus haut que les autres promet d'être pétillante aidée de sa canne une femme d'encre et de papier sur un monde qui mue dos à dos parfois elle se sauve dans le fin fond de ses yeux comme les maris morts sous son fond de teint à quatre pattes sur une corniche ouverte dans sa main droite une tisane de queues de cerises elle l'accompagne l'épaule droite passe de nuque en rondeurs animée par la flamme d'une lampe à huile comment la préparer sans devenir aphone
l'élégance des arbres pour une projection privée se contente de les oublier de la couleur apparaît dans son oeil la parole perd de son poids aux yeux plus gracieux que ceux de l'ânesse la sieste sur cette gorge d'une si ferme rondeur à la sanguine ou à la plume paf, paf, paf ! suite au choc elle fuit et ne répond plus d'où je viens une belle idée la terre rouge qui tombe toujours un lundi et me voit sur la fesse tatouée folle qu'elle est comme la journée parle toute seule aux bleus brunnis sur le grand tapis à fleurs elle lui sourit vers une heure du matin
donnez-vous la peine d'entrer reine de coeur elle l'écoute, là dernière sa marotte sur la petite échelle de soie n'ose pas lever les yeux l'eau nappée d'huille multiplie les formes en hideuses délices sur le seuil de la porte ça lui fera les pieds la fraicheur frise près du coeur de sa soeur une tourmente de neige magnifique J'entre dans l'ombre on voit quatre heures à sa montre noire moulée sans malice c'est si rare, de nos jours une feuille de papier à beurre fébrile sans cesse, pour un sou elle, noire et très belle danse une lanterne sous le porche d'un bel hôtel et voilà que ça recommence sa petite barbe sur le drap la lettre s'envole
ma chaleur d'hiver dans le fond de mes bottes une petite pluie de caresses en sourdine comme une suite d'insectes rampants je vais dans la rue quelle étrangeté une mousse flotte avant quelle heure à la source du temps une eau glacée qui coule une racine à la main une idée change d'esprit qui gratte de ses griffes la paille de la grange me voilà dans le bain pour aller si vite nulle part elle tourne pour se faire admirer comme une orange trop acide en allant à Ouessant plus tard ce n'est pas la mienne fraternelle à la crème une heure pile et elle se fracasse la maison de papier la mort
où tous les jours c'est la fête une jument de bois blanc qui a vendu la mèche sur trois pieds elle attend presse le pas la nasse de fil de fer qui enserre le bouchon et c'est toujours la même chanson qui espace le temps là, à cet endroit précis, entre deux rides s'apprête à fuir ses yeux charmés la caravane va vers l'est entre l'arbre et l'écorce seule je n'ose pas étalée sur la bordure du trottoir cette voix toute neuve et puis soudain plus rien elle aussi s'est perdue se reflète dans ses yeux couleur de doux orage non, pas ce soir mord la poussière elle est là dans la soupe il est tôt cette lune posée sur un chêne
à travers les paupières je fais souvent ce rêve le bruit du thé dans sa plongée vers le verre je m'endors à son murmure qui file sur le dos de sa jambe elle a l'air pressée près de son visage il y a toujours quelque chose plus loin la flamme encore vive celle de l'amour dans les Ardennes ne tâche pas c'est ma respiration comme la nuit inquiète cette clarté n'a pas redressé à temps j'ai laissé ma voix une sacrément belle bicyclette anglaise à sept vitesses s'étire doucement tout en dansant gorgée de sève de grandes ailes dans le ciel toute cette humide et tendre petite sorcellerie qu'elle enlève elle est tarte
la piste est libre la gare qu'elle aimait elle est devenue silencieuse amoureuse ? perd une brindille, une once, un pixel de son souvenir c'est comme cela que je la vois au travers de mille échos pendant que le soleil tourne déboule la cigogne très grande le chien entre l'accule comme l'enfant l'est si souvent qui survole la plaine elle quitte son lit une oreille, une feuille avec un corps plus féminin que l'amour car la paix a ses ailes débutante une contrée paisible, sans salades, qui ouvre l'amende qui a peur du noir il y a aussi la fête et puis l'eau et puis le rivage dort-elle ? la lumière est éteinte ou morte
de l'autre côté d'une cloison quand il n'y plus d'autre moment pour le dire la crainte de me retrouver par quel secret mouvement je vole Il me semble que c'est pour moi seul je me sais mortel elle a disparu pas seulement la clef, tout jusqu'à la ville la mémoire est verte, comme un bourgeon qui claque je ne sais plus, je ne sais plus, je ne sais plus elle entre dans l'intimité de la mer une fleur de papier chiffonné avec une voilure en papier mâché une réserve de pingres la petite guinguette du samedi soir ombre, patte de chameau, lion, diable, génie, esclave énormément de sang la ridicule petite virgule en cette soirée de canicule ce n'est pas ma tête entre la pulpe de mes doigts c'est peut-être de l'anis cernée de perles
il pleut sur la mer au fond de la corbeille elle se met à vibrer une tombe s'ennuie j'ai connu une femme inconnue vers la chaleur elle est fille de l'air grise, bleue et rose traverse pieds nus sa chambre la vie de tous les jours puis il a neigé elle rie rose, vert, jaune, blanc, c'est selon parfois pour un rien l'insensée vers l'humidité une étiquette avec le mot "haut" près de cette fille là une silhouette due au hasard une paire de bas une brouette la fin brutale sans une parole cette bouche qui avale quand l'arbre tombe sur sa face s'efface la trace de l'angoisse
une voie de chemin de fer une moto pète contre la jetée où le phare luit l'étincelle de ce qui bouge habillée une vache peint intense et bouleversante il est vingt trois heures dans sa pensée quand enfin elle ose partout sur les routes de France je suis comme je suis la beauté de la vie minuit de rage tendue vers son destin, survolant le mien la fin des arbres sur l'étagère à poissons entre chien et loup cela doit être étrange l'horloge à balancier dans la salle à manger en exil j'ai des ailes, elle des geais sur une bobine de fil elle danse dans le ciel que vient faire une brouette dans cette histoire
une radio mâchouille une nouvelle périmée transparente la chambre sinistrée, au plafond effondré est-ce l'haleine du vent ? qui ne peut plus fuir une vie même courte finissante c'est comme ça que ma mère une feuille, un bouton qui verdoie ouverte comme une promesse mon orchidée vers une illusion de plus avec joie ange étrange, enjeu de mes jeux j'oublie sur la corde à linge rien ne peut sortir d'ici pour se réchauffer sauf le dimanche matin elle s'élance n'a qu'une idée nue la couverture se soulève quand je la tiens par la main la vague se casse glisse une fine aiguille
sans y mettre le pied jamais jamais jamais écoute elle m'a abandonné de plus en plus fort vers l'obscurité rosée avant que je n'arrive au fond le tapis est usé elle entre sans frapper l'enfer sous le sourire une branche, une racine plantée dans le ciel trempée de rosée avance sur le dos d'un hanneton sans le moindre bruit agile comme un ange une pince à miel l'aile d'un compas qui cherche où dessiner sa courbe elle est assise à l'entrée de sa rue je ne veux rien apprendre hypocrite et s'y colle à ne pas suivre, pas toujours inachevée, au gymnase d'en face la petite main se maintient assise à Suze
se rapproche une tarte pousse un cri de détresse si elle ne sombre pas j'hésite en pyjama elle va venir j'imagine son réveil embrumé d'îles parfumées ou de couloirs éteints une rivière dans son lit chacun son tour la sirène d'un navire rien ne l'arrête une auto freine parce que mon âme est obscure (soupir) la tête de ses enfants comme une dernière réponse l'entrée d'une rue je m'étends sur le velours comme c'est beau en sortant de la colle j'aime toute les couleurs la ville s'endort la première fenêtre s'est allumée la montre et la chaîne de la montre la toute petite crêpe, la crépuscule
sans bras ni jambe enlace le tronc d'un arbre j'ai froid nulle pureté la lumière nulle part je vois dans le mirroir avec les oliviers entre l'une ou l'autre la télé ronfle trop bruyamment une plante verte elle sort si ça luit plait elle s'embarque avec son sac je suis ce que je suis chavire sur la pointe des pieds une plume ou une feuille au plus profond du coeur la beauté du diable qui s'ouvre et se referme sans mal, sans malice patience ! patience ! il y a de la boue la crème, hier vers le golfe du Mexique lors les loisirs lutins
parfois une jeune fille ça arrive comme une hirondelle qui n'aurait jamais connu le printemps a-t-elle des plumes dans les cheveux ? de la même famille que les peupliers son lacet de soulier se casse sur l'opéra des oiseaux ne bouge pas pour elle seule parle de ses petits ennuis que se passe-t-il derrière ce mur ? personne la grenouille bleue n'existe plus une des grandes singeries du monde civilisé assez de riz à l'eau tout me concerne ici dans la bouche ne tombe pas dans une flaque il y a un infinité de petits riens écoute la musique qui loge dans le creux d'une main ça y est au large une mouette crie pour la peau équilibrée une désolation

.Une proposition de Bertrand Foly

(avec des vrais morceaux de poèmes,
des bouts de phrases entendues à la radio
et des intants fugitifs).

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